Akkupunktur am Rücken eines Mannes
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Assurance pour la médecine complémentaire : quelles thérapies sont prises en charge en Suisse – et comment faire le bon choix ?

Acupuncture, homéopathie, ostéopathie, massages thérapeutiques : la médecine complémentaire s'est imposée en Suisse, mais sa prise en charge est soumise à des règles précises. Ce que couvre l'assurance de base, ce que prend en charge l'assurance complémentaire – et les pièges à éviter avant de souscrire.


Un lumbago tenace, un sommeil de mauvaise qualité, un stress qui ne s'atténue tout simplement pas : en Suisse, de plus en plus de personnes complètent la médecine classique par des approches de médecine complémentaire – acupuncture, homéopathie, ostéopathie, phytothérapie ou massages thérapeutiques. La question se pose alors rapidement : qui prend en charge ces soins ?

En Suisse, la réponse est nuancée : une partie est prise en charge par l’assurance de base, mais pour la majeure partie, il faut souscrire une assurance complémentaire pour la médecine complémentaire. Cet article explique les règles, présente les coûts et énumère les critères essentiels pour choisir une assurance qui tient ses promesses.

 

Ce que l’assurance de base prend déjà en charge
 

Depuis 2017, l’assurance maladie obligatoire (AOM selon la LAMal) prend en charge les prestations de certaines disciplines de médecine complémentaire. Parmi celles-ci figurent l’acupuncture, la médecine anthroposophique, l’homéopathie classique et la phytothérapie, ainsi que certaines prestations de la médecine traditionnelle chinoise.

La condition préalable est essentielle : les traitements doivent être dispensés par un médecin ayant suivi une formation complémentaire reconnue dans ce domaine. Les prestations sont alors facturées par l’assurance de base au même titre que les autres traitements médicaux. Elles sont soumises à la franchise et à la quote-part de 10 %.

Concrètement, cela signifie que si votre acupunctrice est médecin et dispose d’une formation complémentaire appropriée, l’assurance de base peut prendre en charge le traitement. En revanche, s’il s’agit d’une thérapeute non médecin – ce qui est le cas pour de nombreuses prestations de médecine complémentaire –, l’assurance de base ne prend généralement pas en charge les frais. C’est précisément là qu’intervient l’assurance complémentaire.

 

Assurance complémentaire pour la médecine complémentaire : le principe
 

Les assurances pour la médecine complémentaire sont des assurances complémentaires au sens de la loi sur le contrat d’assurance (LCA). Chaque assureur est libre de déterminer quelles formes de thérapie sont reconnues, quels thérapeutes sont agréés, quels montants sont remboursés et quel est le montant des primes.

En général, les assureurs prennent en charge entre 70 et 90 % des frais de traitement, dans la limite d'un plafond annuel qui, selon le produit, peut par exemple varier entre 1'000 et 5'000 francs. Certaines assurances versent un montant fixe par traitement, par exemple entre 60 et 80 francs par séance, pour un nombre limité de séances. D’autres remboursent un pourcentage déterminé jusqu’à une limite annuelle globale. Les formes de thérapie reconnues varient également considérablement. De nombreuses assurances prennent par exemple en charge l'ostéopathie, l'acupuncture, le shiatsu, la réflexologie ou les massages médicaux. D'autres méthodes, telles que la kinésiologie, l'art-thérapie ou l'hypnose, ne sont incluses que dans certains produits d'assurance.

Avant de souscrire, deux éléments sont donc essentiels : vérifiez si la thérapie que vous souhaitez suivre et votre thérapeute sont bien reconnus par l’assureur.

 

Le critère déterminant : la reconnaissance du thérapeute
 

De nombreux assureurs suisses s’appuient sur des organismes d’enregistrement privés tels que le Registre de médecine empirique (EMR) et la fondation ASCA. Ces organisations vérifient notamment la formation initiale et continue des thérapeutes et les enregistrent pour certaines méthodes de traitement. C’est important : une thérapeute peut, par exemple, être reconnue pour le shiatsu, mais pas pour la naturopathie. L’assurance peut donc rembourser un traitement et en refuser un autre – alors que les deux sont dispensés par la même personne.

Avant de commencer une nouvelle thérapie, il est donc utile de poser deux questions : « Êtes-vous enregistré(e) auprès de l’EMR ou de l’ASCA pour cette méthode de traitement ? » et : « Votre agrément est-il toujours valable ? » En cas de doute, il est possible de vérifier l’enregistrement en ligne. Pour plus de sécurité, il est également conseillé de vérifier auprès de son propre assureur si la thérapeute en question et le traitement souhaité sont pris en charge par sa police d’assurance. Cette brève vérification peut éviter qu’une facture ne soit refusée de manière inattendue par la suite.

 

Combien coûte une assurance complémentaire pour la médecine complémentaire ?
 

Les primes dépendent de l’âge d’adhésion, de l’étendue des prestations et de l’assureur. Pour les adultes, elles peuvent par exemple varier entre environ 10 et 40 francs par mois, et sont souvent inférieures pour les enfants. Il est possible de calculer approximativement si l’assurance est financièrement intéressante. Par exemple, une personne qui suit dix séances d’ostéopathie par an à 120 francs chacune engendre des frais de traitement de 1'200 francs. Avec une prime d’assurance de 25 francs par mois, les frais de prime annuels s’élèvent à 300 francs.

Il faut toutefois tenir compte du taux de remboursement, du plafond annuel et d’éventuelles autres restrictions. En revanche, une personne qui ne recourt à un traitement de médecine complémentaire que tous les deux ou trois ans risque, à long terme, de payer plus de primes qu’elle ne perçoit de prestations. Il convient également d’être vigilant face aux formules forfaitaires. La médecine complémentaire est souvent proposée en combinaison avec des prestations de remise en forme, de lunettes, de prévention ou d’autres prestations ambulatoires. Cela peut sembler intéressant, mais l’essentiel est de savoir si vous utilisez réellement ces prestations.

 

Questions de santé et résiliation : les règles de la LCA
 

Contrairement à l’assurance de base, il n’y a pas d’obligation d’admission pour une assurance complémentaire. L’assureur est en droit de poser des questions sur votre état de santé, d’émettre des réserves ou de refuser une demande d’adhésion. Il est donc indispensable de répondre aux questions relatives à la santé de manière exhaustive et sincère. Des informations erronées ou incomplètes peuvent, dans les conditions prévues par la LCA, conduire l’assureur à résilier le contrat et à refuser de verser des prestations.

En cas de changement d’assurance complémentaire, une règle particulièrement importante s’applique donc : ne résiliez votre assurance complémentaire actuelle qu’après avoir reçu la confirmation d’adhésion écrite du nouvel assureur. Par ailleurs, l’assurance de base et l’assurance complémentaire ne doivent pas nécessairement être souscrites auprès de la même caisse d’assurance maladie. Elles peuvent sans problème être gérées par des assureurs différents.

Vous devez également prêter attention aux délais d’attente et aux dispositions de résiliation. Celles-ci varient en fonction du produit d’assurance et des conditions générales d’assurance (CGA).

 

Six points à vérifier avant de souscrire
 

1. Déterminez vos besoins réels : quelles formes de thérapie utilisez-vous déjà ou comptez-vous utiliser régulièrement ?

2. Lire les conditions d’assurance : ne vous contentez pas de consulter la brochure publicitaire, mais vérifiez notamment les méthodes de traitement reconnues, les taux de remboursement et les plafonds annuels.

3. Vérifier les thérapeutes : assurez-vous que vos praticiens actuels sont reconnus par l'assureur pour la méthode concernée.

4. Comparer plusieurs offres : comparez deux ou trois assurances proposant des garanties aussi similaires que possible. Cela vaut également pour les enfants.

5. Conservez vos factures : la facture doit mentionner la méthode de traitement, la durée, le tarif et les informations requises concernant le thérapeute.

6. Remettez en question les refus : si une facture n’est pas prise en charge alors que vous pensiez qu’elle l’était, exigez de l’assureur une justification écrite.

 

Trois questions fréquentes
 

Puis-je résilier mon assurance complémentaire à tout moment ? Non. Les assurances complémentaires régies par la LCA sont soumises à des délais de préavis fixés contractuellement. Souvent, par exemple, un délai de préavis de trois mois s’applique pour la fin d’une année d’assurance. Ce sont toutefois toujours les conditions de votre contrat spécifique qui font foi. Point particulièrement important : ne résiliez pas une assurance complémentaire existante avant que le nouvel assureur n’ait confirmé par écrit votre adhésion.

Que se passe-t-il si ma thérapeute perd son agrément ? Ce sont les conditions de votre assureur qui font foi. Dans de nombreux cas, les prestations ne sont remboursées que si la personne chargée du traitement dispose de l’agrément requis au moment du traitement. Lors d’une nouvelle série de traitements, il est donc recommandé de vérifier à nouveau cet agrément.

Les traitements à l’étranger sont-ils pris en charge ? Cela dépend de l’assurance complémentaire concernée. Il ne faut donc pas partir du principe que les frais à l’étranger seront pris en charge. Toute personne prévoyant un traitement de médecine complémentaire à l’étranger devrait clarifier par écrit la couverture auprès de son assureur avant le début du traitement.

 

Conclusion : 

 

La médecine complémentaire a trouvé sa place dans le système de santé suisse ; toutefois, en matière de financement, il convient de distinguer l’assurance de base de l’assurance complémentaire.

Certaines prestations de médecine complémentaire dispensées par un médecin peuvent être prises en charge par l'assurance de base. En revanche, de nombreux traitements dispensés par des thérapeutes non médecins nécessitent une assurance complémentaire adaptée.

La pertinence d’une telle assurance dépend donc moins de l’épaisseur de sa brochure publicitaire que de trois questions concrètes : quelles thérapies utilisez-vous ? Votre thérapeute est-il reconnu ? Et quel montant votre assurance prend-elle réellement en charge ?

En vérifiant ces points avant de souscrire et en lisant attentivement les conditions d’assurance, vous pouvez vous assurer de manière ciblée pour la médecine complémentaire – sans payer pour des prestations que vous n’utiliserez finalement pas.

Mention légale : cet article est fourni à titre d’information générale (état : juillet 2026) et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les dispositions légales (notamment la LAMal et la LCA) ainsi que les conditions générales d’assurance des assureurs concernés font foi. Les montants mentionnés sont donnés à titre indicatif.

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